Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 21:12

Ce texte a été traduit à partir d'un site hollandais, avec l' aimable autorisation de son initiateur, M. Fokke Beswerda.link 

 Son site est une vraie mine de renseignements, et avec un peu d'abnégation, on arrive à un résultat cohérent, grâce au traducteur qui figure sur sa page de présentation.

 

L’élevage des Loris n’est pas difficile si nous nous en tenons à certaines règles.

Certains éleveurs ne baguent pas les jeunes, de peur que les parents ne les éjectent du nid ou les abandonnent. Personnellement, je n’ai jamais constaté d’abandon des jeunes ou des œufs lors de contrôles du nid ou de baguage des jeunes. Je bague toujours mes jeunes loris avec une bague fermée, et ce sans problème, si ce n’est quelques morsures, car les parents défendent farouchement leur progéniture !

Pour tous les loris, il faut respecter certaines règles, afin de voir l’entreprise couronnée de succès : une nourriture adaptée, une volière et un nichoir corrects, et bien sûr des oiseaux en bonne forme générale. Si ces conditions ne sont pas remplies, la plupart des éleveurs auront du mal à voir des jeunes loris sur le perchoir !

Un nichoir doit être mis à la disposition des adultes tout au long de l’année : dans celui-ci, ils passeront la nuit, et bien entendu assureront leur descendance. Le nid en permanence est également justifié par le fait que certains loris peuvent reproduire tout au long de l’année.

 Une volière avec possibilité de chauffage est nécessaire, pour les variétés qui reproduisent durant les mois d’hiver. Etant donné que la femelle va quitter les œufs durant la couvaison, pour s’aérer et prendre un bain quotidien, il faut éviter que ceux-ci ne se refroidissent de trop.

   









 Nichoir vertical, avec fond interchangeable












L’idéal est d’accrocher un nid en façade, de manière à pouvoir le contrôler depuis l’extérieur de la volière. Un contrôle journalier les habitue à vous voir manipuler le nid ; ainsi ils ne seront pas inquiets lorsqu’ils auront des œufs ou des jeunes.  De cette manière vous n’aurez pas de problème lors des contrôles, et vous pourrez surveiller les oiseaux sans que ceux-ci ne s’en effarouchent.

Durant les trente dernières années, j’ai élevé beaucoup de  loris et constaté que le comportement des adultes change lorsqu’ils ont des œufs ou des jeunes. Ils n’hésitent pas alors à vous attaquer à coups de bec et de griffes (d’où l’intérêt de l’accès au nid depuis l’extérieur). Il est connu que les loris ont pour habitude de se défendre avec leurs griffes, ce que vous constaterez en voulant vous saisir d’un oiseau. Il essayera de se coucher sur le dos, et se défendra avec ses griffes qui sont puissantes, ainsi qu’avec son bec pointu, qu’il utilisera pour vous pincer. Mes loris rouges, par exemple, qui étaient apprivoisés, m’ont attaqué violemment dès qu’ils ont eu des jeunes, et que j’ai voulu manipuler ceux-ci.
Lorsque les jeunes ont pris leur indépendance, les parents sont redevenus affectueux comme auparavant.

 

N’hésitez pas à baguer les jeunes, je n’ai jamais vu de loris abandonner ou tuer leur progéniture après le baguage ! Je n’ai donc jamais noirci les bagues ou utilisé un quelconque procédé de dissimulation.

Mon opinion est même que ce n’est nécessaire chez aucun bec crochu. Ces oiseaux sont cavernicoles, et ne peuvent par conséquent pas voir les bagues dans l’obscurité des nids.

A mon avis, le loris qui abandonnent leurs jeunes sont plutôt sensibles à l’odeur de nos mains, par exemple. Je vous conseille de les laver  à l’eau claire, sans savon, avant de manipuler les jeunes. Ainsi les adultes ne sentiront pas d’odeur suspecte.

Pour l’élevage, je ne donne pas à mes loris de nourriture autre que celle qu’ils ont  l’habitude de consommer. Si celle-ci les amène à reproduire, alors elle pourra aussi être utilisée pour élever les jeunes !

Le fond du nid doit être garni d’une épaisse couche de copeaux de bois, surtout pas de sciure, car celle-ci collerait au bec, liée à la nourriture sucrée, et de ce fait risquerait d’étouffer les jeunes. Cette litière doit être régulièrement changée. Je mets au fond du nid un récipient de type Tupperware, de 12cm de haut, accessible depuis l’extérieur, qui peut très rapidement être changé par un récipient identique, mais propre !

Durant la couvaison, la femelle va prendre régulièrement un bain, ce qui évitera le dessèchement des œufs, et il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter à ce sujet, mais de surveiller les allées et venues de la femelle. Elle va quitter ses œufs, et ceci pourra durer entre 15  à 30 minutes ; c’est normal chez les loris, et je n’ai jamais eu de problème à ce sujet.

Toutefois, comme dit précédemment, il est important de garder les oiseaux en local chauffé durant l’hiver, afin d’éviter un refroidissement trop important des œufs.

 

Je suis somme toute d’avis que si vous respectez les quelques conseils ci-dessus, l’élevage des loris n’est pas plus difficile et n’engendre pas beaucoup plus de travail que pour d’autres types d’oiseaux. N’oubliez pas que la persévérance est toujours récompensée !

 

 

 

 



Nichoir en oblique, avec l'entrée en haut 

Partager cet article
Repost0
20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 21:06

Traduit en Français par mes soins à partir d’un article de Rosemary LOW, à l’occasion du meeting 2007 des Loribreeders.

 Nous savons tous que la langue des loris est spécialement adaptée à leur nourriture, à base de pollen et de nectar de fleurs.

La pointe de la langue est  composée de petites brosses ou papilles. Celles-ci sont développées différemment en fonction du type de loris et de leur biotope.

Chez ceux où le nectar et le pollen constituent la nourriture essentielle, comme les Stella ou autres Charmosyna, les papilles sont très développées  et la langue est plus longue que chez les autres espèces.

La langue des loris de Stella est si longue qu’ils peuvent en entourer tout le bec (sans doute pour le nettoyer).

Les papilles sont bien développées chez la plupart des espèces, comme les loris à nuque verte, que l’on  considère les plus omnivores des loris.

Les loris iris et de Muschenbroek ont les papilles les moins développées.

Ces derniers ont un bec plus puissant qu’ils utilisent probablement pour manger des baies, et déloger les insectes sous l’écorce des arbres.

Les miens adorent manger des teignes de ruche, dont ils disposent quotidiennement.

Chez tous les loris, les papilles sont à  l’intérieur de petits trous dans la langue. Elles ne sont visibles que lorsque l’oiseau mange, ou s’active avec sa langue. Sinon, la langue a le même aspect que celle des autres perroquets.

Un lori apprivoisé sort sa langue lorsqu’on lui tend un morceau de fruit, ou des branches en fleurs devant le grillage de sa cage. De cette manière, vous pourrez vérifier ces dires.

La nourriture du commerce pour les loris peut se trouver sous forme de poudre  à dissoudre dans l’eau. La qualité de ces produits peut être très diverse.

Ainsi, de même que les granulés peuvent ne pas être adaptés à toutes les variétés de perroquets, ceci peut être valable pour les loris et leur nourriture.

Selon les variétés, la nourriture sera également différente.

Aucune espèce n’aura besoin des mêmes éléments nutritifs que sa voisine.

Celles décrites comme omnivores, telles les plus grands loris de la famille des trichoglossus (loriquets à nuque verte, ou de Swainson), les Lorius (loris des Dames, à queue verte), peuvent se contenter de n’importe quel nectar, car leur palette de nourriture est importante.

Par contre, ceux qui se nourrissent presque exclusivement de nectar, de la famille des Charmosyna (loris de Stella), Chalcopsitta ( loris noirs et Scintillata), sont plus délicats.

Si l’aspect de l’oiseau n’est pas beau, que les plumes ne brillent pas et/ou qu’ils ne reproduisent pas, il faut changer de marque de nectar (bouillie).

Il est difficile de savoir, pour la plupart des éleveurs, si un produit est équilibré.

Cependant, il faudrait renoncer aux produits bon marché  à base de maïs et de blé, ainsi qu’aux produits trop sucrés.

Le produit devrait être odorant et peu sucré.

Pour moi, la plupart des fabricants proposent un dosage qui à comme résultante une bouillie trop épaisse.

Le loriquet d’Arfak est une des espèces les plus délicates à  ce sujet. Il leur faut un nectar très liquide.

Pour eux, Nektar-Plus (de Nekton) ou alors un nectar pour colibris est conseillé.

Pour moi, les meilleurs produits sont Nekton lori et lori CEDE, mais ce dernier est trop épais pour la plupart des espèces de loris.

En Europe, il est possible également d’acquérir un mélange préparé par un particulier, en Hollande, d’après la recette de Monsieur R. NEFF, un des éleveurs de loris les plus réputés.

Beaucoup d’éleveurs utilisent ce produit.

Nous devrions garder en mémoire une anecdote qui s’est produite en Californie.

Fred BAUER est un exemple de l’élevage de ses oiseaux à  l’aide de graines germées, de semences et légumineuses.

Il y a quelques années de cela, il a cédé un couple de loriquets à nuque verte.

Trois années plus tard, il fut prié de vendre leurs nombreux descendants !

Il alla chez l’acquéreur pour les chercher, et vit une gamelle pleine de graines germées dans la volière du couple reproducteur.

L’acquéreur fut étonné lorsqu’il releva ceci ! La vérité venait d’éclater…

Le propriétaire des oiseaux croyait que les graines germées devaient être la seule nourriture des oiseaux ! Les loriquets étaient en bonne santé, avec un beau plumage…

Cette histoire permet de vérifier la théorie de F. BAUERS, selon laquelle les loris élevés avec de la nourriture pauvre en sucres, ont une dépense d’énergie plus grande, tout en ne montrant aucun symptôme d’amaigrissement. Ils sont également moins vite irrités de ne pas avoir de nourriture en permanence devant eux.

Cependant, il peut être difficile, voire impossible de persuader certaines espèces de loris, surtout les Chalcopsitta, de manger des graines germées.

 

Ceci m’amène à un autre sujet.Un lori nourri essentiellement au nectar, et dont les gamelles sont vides durant quelques heures, va, dès lors  qu’il aura de nouveau de la bouillie à  sa disposition, se goinfrer au point d’avoir le gésier gonflé !

Si la reproduction est mauvaise, que le plumage est terne et ébouriffé, soyez sur que la nourriture n’est pas adaptée à ce type de loris.
Chez les loris ayant du rouge dans le plumage, comme chez les loris à dos jaune, la couleur peut virer au rose en cas de mauvaise nourriture !


J’avais en ma possession deux loris à joues bleues,dont les plumes de poitrine étaient partiellement jaunes, celles des ailes verdâtres et oranges. Après leur première mue, leur plumage est redevenu normal et les couleurs beaucoup plus intensives.

Si la nourriture était inadaptée et qu’on l’améliore, ceci sera un encouragement pour l’éleveur persévérant, et on peut s’attendre à une ponte dans les six mois suivants.

Les oiseaux mal nourris ont souvent des problèmes au foie, et cela peut se voir rapidement, car leurs becs sont mal formés, les couleurs sont plus claires, chez ceux qui ont normalement des becs rouges ou oranges, et leur plumage est terne.

Heureusement, le foie peut se régénérer très vite si la nourriture est améliorée.

J’ai élaboré un nectar moi-même.

Depuis plus de trente ans que je pratique cela, les principaux ingrédients sont restés les mêmes, en dehors du fait que le Cédé Lorifood remplace les céréales pour bébés que j’utilisais auparavant.

J’achète des quantités de 2 kilos de miel et d’extrait de malt chez un grossiste, ceci parce que l’extrait de malt peut être difficile à trouver. La couleur de cet extrait (composé de différentes céréales) peut être variable. Si le produit est très foncé, j’en utilise moins.

Je prends une cuillère à café de cet extrait, deux de miel que je dissous dans de l’eau très chaude, je rajoute ensuite un peu d’eau froide, puis trois cuillérées à  soupe de Lory Cédé, et je complète à  un liter avec de l’eau chaude, et je distribue ensuite.

La fluidité du liquide devrait être comparable à celle du thé au lait…

Lors du mélange, il faut remuer constamment pour éviter que le Cédé ne s’agglomère au fond du récipient. Pour moi, le Lory cédé est trop épais pour être utilisé seul.

Il faut remarquer que cette nourriture est très bonne pour l’élevage à la main d’oisillons âgés de plus de dix jours. L’analyse du produit donne 15,7% de protides, 3,5% de lipides 67% d’hydrates de carbone, et 1% de calcium.

La bouillie devrait être distribuée en gamelles en inox assez plate, ou non pleines à ras bord, les loris n’aimant pas cette option. Il vaut mieux mettre deux récipients plats qu’un seul, car la plupart des bouillies se décantent au bout d’un moment, et en haut ne reste que de l’eau…

Une variation de bouillies serait favorable, afin d’éviter une lassitude dans le menu.

Dans la mesure du possible, un type de bouillie le matin, un autre l’après-midi ou en soirée.

Je donne souvent du Nekton-Lori le soir et en donne toujours aux couples qui élèvent des jeunes. En plus de la soupe, mes loris disposent chaque jour de cinq autres types d’aliments.

Selon la saison, on propose pommes, poires, raisin, oranges (particulièrement Satsumas, les plus sucrées), bananes, kiwis, papayes. Les fruits de cactus, goyaves sont aussi appréciés.

Certains loris mangent également des mangues et des fraises, des raisins secs, trempés la nuit, ainsi que des figues sèches, également trempées.

Ils aiment également un petit bout de pain complet, qui est immédiatement trempé dans le nectar. Certains de mes loris apprécient les papayes, d’autres pas du tout.

Les fruits sont coupés en petits morceaux et proposés dans une gamelle, également en inox.

Proposer de gros morceaux n’est pas indiqué, car ils les laissent tomber par terre. Il serait plus judicieux de planter le fruit sur un clou en inox. Ceci est sans doute la meilleure méthode, car cela entraîne peu de salissures.

Je leur propose deux fois par semaine les raisins secs, qui sont très aimés, ou des figues.

Vous devez aussi apprendre quels sont les fruits préférés de vos loris. Certains ne mangeront pas de pommes ou de carottes si vous les proposez dans une gamelle. Mais si vous les coupez de manière à pouvoir les coincer dans le grillage, il se peut qu’ils le prennent parce que l’aliment ne bouge pas lorsqu’ils se servent…J’ai des loris de Stella qui mangent une branche de céleri chaque jour, si elle est coincée dans le grillage, mais qui n’en prendraient pas si elle était proposée dans la gamelle.


D’autres mettent des bouts de fruits dans le nectar. Cependant, par temps chaud, il n’est pas bon de les y laisser plusieurs heures durant. C’est également plus agréable pour les loris de trouver des bouts de fruits différents dans les gamelles, ou sur un clou.

La plupart des loris prennent volontiers les fruits, et la seule raison de les réduire en morceaux est de limiter les salissures.

Tous les loris devraient être nourris dans la partie intérieure de la volière. En été, les guêpes et les mouches peuvent être un gros problème, s’ils vont dans les gamelles de nectar, en volière extérieure. En hiver, le nectar peut geler à l’extérieur. Le nectar devrait être changé le plus tôt possible, pour éviter que la nourriture du jour précédent ne soit consommée.

Du maïs laiteux décongelé est le menu préféré de tous mes loris. Certains mangent également de la carotte crue et du céleri. Ceux-ci sont enfoncés dans le grillage. Le piment rouge cuit est très apprécié par mes loris Iris. Certains loris, plus particulièrement  les Stellas et les arfak aiment les feuilles vertes. Côtes de blettes, épinards, sagines et feuilles de pissenlit sont les plus utilisables. Ils apprécient aussi les branches fleuries des arbres fruitiers, pour jouer et manger le pollen. Les fleurs de pommiers, poiriers, fleurs de pissenlit, d’hibiscus, du cresson sont aussi à distribuer. Mes loris de Goldie mangent en quantité les semences de l’oseille (Rumex), lorsqu’elles sont mi-mûres, pour nourrir leurs jeunes. Dans la nature, les loris mangent beaucoup de graines à l’état vert. En captivité, les loris de la famille des Trichoglossus, ainsi que les Musschenbroek aiment le millet.

Les petites graines de tournesol strié (de préférence trempées ou germées) peuvent être proposées, lorsqu’ils élèvent leurs jeunes.

Les Lorius et Eos (comme Bornéo Bornéa) aiment également le tournesol, mais est à leur donner avec modération. Ils aiment aussi les graines cuites ou trempées ; ils font partie des omnivores et on peut leur proposer beaucoup de diversité dans l’alimentation, comme ce que l’on proposerait aux perroquets granivores. Tous le loris aiment les petits morceaux de pain de campagne, et en reçoivent quotidiennement. Je ne conseillerais pas le pain blanc.

Le pain est mis dans la bouillie par les grandes espèces, et en petits bouts secs pour les espèces plus petites. Ils aiment prendre le pain dans leur patte, surtout les loris Iris et Musschenbroek. Comme gâterie, tout ce petit monde reçoit un petit dé de quatre-quarts en soirée.

D’après mon expérience, les loris de Musschenbroek (sans doute également les loris Emeraude), ont besoin de moins de nectar et de davantage de graines et semences. Je suppose qu’ils ont besoin d’aliments contenant plus de lipides. Ils aiment les graines de tournesol, de carthame et même les noix ! Si je fais un petit trou dans une noix, ils arrivent à l’ouvrir, une performance pour un si petit oiseau ! Leurs becs sont très puissants ! Dans mon jardin, je sème du tournesol et du carthame. Ils aiment les tournesols et les carthames lorsque les graines sont mi-mûres. Les graines de carthame et de sagine peuvent être données à tous les autres loris.

Certains loris mangent les baies d’aubépine, mais à la différence des perroquets, c’est l’enveloppe et non les graines dures, qui est consommée.

Mes loris Iris boivent un peu de nectar, mais mangent beaucoup de graines, fruits, légumes, et sont de ce point de vue comme les perruches. Ils ne supportent pas, par exemple, une alimentation uniquement à base de bouillie et de pommes.

Il n’est pas nécessaire de donner aux loris un complément vitaminé lorsqu’ils sont nourris comme ci-dessus. Le seul complément indispensable est le calcium et autres sels minéraux, à donner une fois par jour dans la bouillie, deux semaines avant la ponte de la femelle et ce jusqu’à l’envol des jeunes. J’utilise soit du Nekton MSA (poudre), ou du calcivet (Birdcare Company), un sirop.

Lorsque les loris ont des jeunes au nid, il est conseillé de varier les menus en leur proposant de la nourriture naturelle, telle que semences et insectes vivants, également des graines lavées et germées. A ce stade, ils mangeront de la nourriture qu’ils ignoreront en dehors de la saison d’élevage.

Dans la nature, la plupart des perroquets se nourrit principalement tôt le matin et en fin de journée. Les loris par contre, se nourrissent tout au long du jour, sauf s’il fait très chaud.

Rappelez-vous que les loris ont un métabolisme plus rapide que les autres perroquets, et que la nourriture liquide est très vite absorbée !

Remarquez que les granulés qui sont élaborés pour les loris, sont inadaptés pour la plupart des variétés, et ne sont sans doute pas identifiés comme nourriture !

D’après moi, celui qui réfléchit à la nourriture des loris augmente la probabilité de leur durée de vie d’élevage.

Ceci est sans doute la considération la plus importante dans l’élevage des loris. L’éleveur prend également plaisir à les gâter en diversifiant la nourriture.

 

Aucun autre perroquet n’apprécie autant sa nourriture que les loris !

 

Rosemary LOW

 

 

Partager cet article
Repost0
13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 22:08

Ils font partie des psittaciformes, de l’embranchement des Loriidae.

Plusieurs familles composent cette variété de becs crochus.

-Les LORIS (lori noir, cardinal, de DUYVENBODE)

-Les EOS (lori rouge, à joues bleues, réticulé)

-Les GLOSSOPSITTA (loriquet à bandeau rouge)

-les LORIUS (lori à collier jaune, des dames, à dos jaune)

-les PSEUDOS(lori à dos blanc)
-les NEOPSITTACUS (lori de MUSCHENBROEK)

-les OREOPSITTACUS (lori d’ARFAK)

-les CHARMOSYNA (lori de JOSEPHINE, Papou, coquet, féérique)

-les VINI (lori fringillaire, de Kühl)

Les PHYGIS (lori des FIDJI)

-les TRICHOGLOSSUS, de loin la famille la plus représentative (loriquet eutèle, de SWAINSON, de GOLDIE, de MEYER,  Iris, à tête bleue, à nuque verte, à collier rouge.)

A ces loris et loriquets, il convient d’ajouter les LORICULUS (Coryllis à tête bleue, des Philippines, Vernal, de Mindanao).

La perruche de Swift, ou de Latham, semble être le maillon intermédiaire entre les loris et les granivores classiques.


 



















Loris à collier jaune                                                              Lorius chlorocercus

Les loris font partie des oiseaux les plus colorés au monde. Ils sont de nature enjouée, et leur comportement est animé, parfois bruyant. Leurs cris ne sont toutefois pas aussi puissants que ceux des gros perroquets.

A l’état sauvage, on les trouve en Australie et dans les îles avoisinantes, en Indonésie, dans l’archipel des Moluques, et en Nouvelle-Guinée.

Les espèces les plus rares proviennent essentiellement des îles de ces régions. Beaucoup y sont endémiques.

Les loris sont des mangeurs de nourriture tendre. Tout leur corps (bec, langue, système digestif) est adapté à leur nourriture spécifique, composée essentiellement de pollen et nectar de fleurs, de fruits, et par voie de conséquence les aliments durs leur posent davantage de problèmes.

Leur métabolisme étant différent de celui des granivores, ils ont donc besoin de manger plus souvent, et en grande partie des hydrates de carbone assimilables rapidement.

Le plus étonnant chez les loris est leur langue, faite d’une multitude de papilles, et qui ressemble à une sorte de brosse lorsqu’ils mangent.

Avec ces papilles, ils compriment leur nourriture, afin de pouvoir l’ingérer plus facilement.

Les papilles, fermées au repos, s’ouvrent lorsqu’elles entrent en action.

De cette manière, les Loris peuvent absorber le nectar des fleurs.

En élevage, les fabricants d’aliments pour oiseaux tels que NEKTON, ORLUX, AVES, ont élaboré des produits de substitution. Ils sont composés de pollen, de sucre de fruits, de levure, de flocons d’avoine, de vitamines.

Sous forme de poudre, il suffit de rajouter de l’eau tiède, et de délayer jusqu’à obtention d’un aliment liquide que les éleveurs de Loris appellent « soupe ».

Certains préparent leur base eux-mêmes, à partir d’une recette qui a fait ses preuves, élaborée par M NEFF, éleveur allemand renommé.

Il convient de leur donner en plus différents fruits, du maïs mi-mûr, des graines germées selon les familles, des vers de farine pour certains, durant l’élevage.

La nourriture liquide doit être distribuée deux fois par jour, en cas de forte chaleur, pour éviter qu’elle ne se gâte. Les produits du commerce restent stables durant 24 heures, à 18°C.

Les gamelles doivent être désinfectées régulièrement, l’hygiène est fondamentale dans cet élevage.

 






















Loriquets de SWAINSON                       Trichoglossus haematodus molucanus

Dans la nature, la plupart des espèces migrent à travers tout le continent, à la recherche de leur nourriture, en fonction des floraisons.

Certaines variétés consomment aussi des graines, de préférence mi-mûres, et peuvent de ce fait causer beaucoup de dommages dans les plantations de thé, de maïs et de riz.

Pour cette raison, les agriculteurs les harcèlent tant que certaines espèces sont menacées d’extinction. La destruction de leur milieu naturel, la déforestation et la capture sont d’autres facteurs de menace.

Certaines espèces bénéficient de stations d’élevage dans leur région d’origine, afin de permettre ultérieurement leur réintroduction.

Toutes ces réflexions doivent nous amener à tenter de fixer les loris en Europe, en créant des souches solides, par un programme d’échange ou de vente, tel que s’est fixé le Loribreeders, mouvement européen qui compte à ce jour plus de 355 éleveurs de 19 pays différents.

 

Alors, pourquoi ne pas vous laisser tenter par un couple de ces merveilleux oiseaux ?

Partager cet article
Repost0
5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 16:10
Oreopsittacus arfaki arfaki, l'espèce nominale, connait deux sous-espèces, arfaki major et arfaki grandis.
En captivité, d'après certains experts, on ne rencontre que la sous-espèce arfaki major.

J'ai vu ces oiseaux pour la première fois chez un éleveur allemand, chez qui nous sommes allés pour acheter des loriquets jolis à croupion bleu (Charmosyna placentis ornata), qui plaisaient à mon ami Jean-Claude.
A l'époque, je les avais trouvé très beaux, calmes, avec un dimorphisme sexuel évident.
Cet éleveur proposait un couple non consanguin au mois de mai, sur un site internet. Je l'ai donc contacté, et nous nous sommes mis d'accord quant aux modalités.
Je suis allé chez lui, accompagné de mon épouse (merci Chantal), le dimanche suivant.
Les oiseaux (mâle né en octobre 2006, et femelle en janvier 2008), qui étaient en excellente forme, nous ont tout de suite séduits, et nous avons donc ramené ce couple, qui a été installé dans un box de 1m x 0,50 x 0,50.
Cette taille, quoique modeste, est suffisante pour ces oiseaux. Il faut savoir  qu'ils sont tout petits: de 15 à 17cm pour un poids de 20 à 25g!





Mon premier couple de loriquets d'Arfak









Je les ai nourri, comme les deux autres couples, avec des produits de la marque Orlux. 
Les proportions étaient de 3/4 d'Orlux Lori, et 1/4 de Nektar  d'Orlux, à diluer dans de l'eau tiède.
Ces loriquets ont besoin d'un peu moins de protéines, et de plus de sucre, d'où ce mélange avec du nectar pour colibris. Je leur ai donné également de la pomme, et de la verdure (pissenlit et mouron). Au bout de deux jours, je me suis inquiété, car ils touchaient très peu à la "soupe".

Le mercredi soir, en rentrant du travail, je les trouvai affaiblis, mettant la tête dans les plumes.
J'ai décidé d'agir au plus vite. Après avoir téléphoné à leur ancien propriétaire, qui m'a conseillé de changer tout de suite de nourriture, j'ai contacté mon ami Jean-Claude, car je savais qu'il utilisait des produits Nekton. J'ai récupéré un peu de Nekton Lori et de Nektar Plus, et ai mélangé les produits dans la même proportion. Très vite, ils se sont intéressés à leur nouvelle nourriture, et depuis, plus de soucis! A ce jour, je n'utilise plus que des produits Nekton. Certes, ils sont plus onéreux, mais mieux élaborés, et mieux assimilés par tous mes loris. Je ne changerai plus pour l'instant, sauf si un jour je me décide à élaborer moi-même  la base, d'après la recette d'un éleveur allemand très réputé, M. NEFF.
Plus tard, j'ai décidé de me procurer un deuxième couple, que j'ai pu former avec une femelle acquise auprès d'un autre éleveur allemand (née en avril 2008), et un mâle ( né en décembre 2007),chez un éleveur du nord de l'Alsace, très compétent.
Ceci afin d'avoir deux couples sans lien de parenté, et donc de pouvoir croiser les "futurs jeunes".










Mes deux couples
de loriquets d'Arfak









Ces loriquets sont très calmes, on ne les entend quasiment pas, juste un très discret chuintement, et sont très confiants envers leur soigneur, les premiers émois liés au changement oubliés.
Théoriquement, les loriquets d'Arfak sont capables de reproduire au bout de huit mois! On verra bien!
Bref, je suis l'heureux possesseur de quatre couples de loriquets, chose qui n'a pas été simple!
Mais je pense que le plus difficile est à venir, les faire reproduire!
Pour cela, une bonne dose de patience et beaucoup d'observations vont être nécessaires.
Dans de prochains articles, je parlerai de la nourriture des loris en général, de quelques espèces qui me plaisent, et d'expériences d'élevage, si la chance me sourit.

J'espère que Ben va être satisfait... 




La pomme a l'air délicieuse...




Partager cet article
Repost0
30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 20:52

Cette fois, c'est d'un couple de Glossopsitta concinna qu'il s'agit, autrement dit en français loriquet à bandeau rouge, plus connu sous son ancienne dénomination de loriquet musqué.
Comme pour la fois précédente, je me le suis procuré par le biais d'une annonce internet.
Un éleveur tchèque, qui fait partie des Loribreeders(mouvement  regroupant des éleveurs européens, dont le but est de fixer les loris  existant  en Europe, par le biais de ventes et d'échanges), avait mis une annonce pour céder différents couples de loris, dont ce couple de loriquets à bandeau rouge.
Après réservation des oiseaux, il fallait trouver un moyen de les récupérer!
Heureusement, l'éleveur en question devait aller en Hollande, puis sur le chemin du retour, passer chez un éleveur allemand, près de Stuttgart.
Nous avons donc convenu d'un rendez-vous près de Karlsruhe, ce qui ne m'occasionnait qu'un déplacement de 200km. Mon épouse, dont la patience est sans limite en ce qui concerne mon hobby, m'a accompagnée, et par la même occasion, m'a fait un joli cadeau de Noël!
Me voilà donc nanti d'un deuxième couple de loris...
Ces oiseaux, nés également en 2007, étaient accompagnés d'un certificat de sexage.
Je les ai installé dans le même type de volière que les Goldies.












Volière des Loriquets à bandeau rouge















Ces oiseaux, dès le départ, se sont montrés relativement familiers, surtout le mâle. Toujours au grillage, dès mon entrée dans la pièce d'élevage, il regardait attentivement mes faits et gestes, avec forces vocalises. Lors du nettoyage de la volière, il venait tout près de moi, n'hésitant pas à me tirer sur la casquette qui me sert de protection pour les éventuelles déjections! La femelle, plus timide, est devenue très confiante également.
Puis, au bout de quelques mois, j'ai vu leur comportement changer. Le mâle s'occupe beaucoup de la femelle, et des tentatives d'accouplement ont eu lieu. Du coup, il ne s'intéresse plus à moi, allant même jusqu'à chasser la femelle, si elle s'approche. Maintenant, lorsque je nettoie la volière, ils vont souvent au nid ensemble, en attendant que j'aie terminé. Je pense que ce couple devrait bientôt démarrer une couvée, vu son comportement.

Voici une photo du couple, le mâle est à droite (sa morphologie dépasse celle de la femelle d'un quart)

Partager cet article
Repost0
26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 16:54
Comment ai-je franchi ce pas?
Mon ami Jean-Claude, par ailleurs vice-président de notre association, élève ce type de becs crochus depuis de nombreuses années, avec beaucoup de satisfactions.
Etant normand d'origine, implanté en Alsace depuis plus de 20 ans, il a toujours eu beaucoup de difficultés à maîtriser le dialecte, et à plus forte raison, la langue allemande.
L'élevage des Loris étant beaucoup moins confidentiel en Allemagne qu'en France, il est plus facile de trouver des éleveurs outre-Rhin!
Donc, lui en tant qu'amateur, et moi en tant qu'interprète, nous avons été par monts et vaux, visiter bourses, expositions et éleveurs, afin de trouver son bonheur.
De fil en aiguille, il a fallu que je me documente, afin de connaître les Loris, la correspondance entre les dénominations latine, française et allemande, les moeurs des oiseaux, leur régime alimentaire, afin de ne pas être ignare vis à vis des éleveurs rencontrés.
Et un jour, en 2007, je me suis dit:  et pourquoi pas moi? Il me fallait un nouveau challenge...
Je me suis donc intéressé à quelques Loris, pas trop grands, pas trop bruyants, pas trop sallissants...

Volière des Goldies


J'ai  franchi le pas en septembre 2007, avec un premier couple, des loris de Goldie (Trichoglossus goldiei). J'ai pu me procurer ces oiseaux auprès d'un éleveur allemand habitant Erfurt  (environ 400km de chez moi), par le biais d'une annonce. Je me les suis fait livrer, ils sont arrivés en bon état, malgré un jour de retard! Ils avaient vraiment très faim en arrivant. Je ne renouvellerai plus ce genre d'expérience, car j'ai vraiment passé une mauvaise journée à les attendre, et à donner des coups de téléphone, pour savoir où étaient les oiseaux. L'éleveur les avait bien envoyés le lundi vers 16 heures, ils sont arrivés à Fribourg, et ont été oubliés dans un entrepôt! Suite à mes coups de fil, les recherches ont abouti, et les loris sont arrivés chez moi le mercredi après-midi, en voiture particulière!
Depuis, ces oiseaux se sont acclimatés, et se sont refait une bonne santé. Bagués 2007, tous les deux, avec certificat de sexage, je pense que d'ici quelques mois, ils se décideront à reproduire, d'autant qu'ils ont l'air de s'entendre très bien.
A leur arrivée, je les ai installé dans une volière qui était disponible. Très vite, j'ai réalisé que je devais les héberger de manière à avoir le moins de travail possible, quant au nettoyage.
J'ai donc enlevé quelques cages de type Galleron, qui me servaient pour l'élevage des canaris du Harz, afin de construire une petite volière. J'ai carrelé le mur, et une des parois, fermée au préalable avec du novopan. Pour la nourriture, un plateau tournant avec trois gamelles en inox. Pour éviter les projections de nourriture, un récipient genre tupperware a été découpé, et recouvre la gamelle centrale.Sous les perchoirs, un plan incliné en plastique, amovible, limite également au maximum les saletés liées aux déjections, assez liquides, ma foi.

Voici une photo de mon premier couple de Loris.

Partager cet article
Repost0
17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 16:49

Pour l'année 2008, j'avais décidé de travailler plus particulièrement la perruche splendide en mutation bleue- poitrine blanche.
De part ma situation géographique, me procurer des oiseaux de bonne qualité en Allemagne ne m'a pas posé de problème. Comme nous avions prévu de passer 15 jours en Haute-Bavière, tout près de Garmisch-Partenkirchen, je suis entré en contact avec un éleveur de Splendides, que j'avais repéré sur un site internet. Lors de mon séjour, je lui ai rendu visite, et ai acheté trois oiseaux bleu-poitrine blanche non consanguins.

J'ai procédé comme en 2007, sauf que je n'ai formé que deux couples, les dix-neuf jeunes de l'an passé m'ayant semblé beaucoup...
Le premier couple a été formé de deux oiseaux bleus, ce qui garantissait 100% de jeunes bleus.
Bien sûr, il sagit là d'une mutation récessive, mais les reproducteurs étaient tous deux de bonne qualité, donc la taille des jeunes devait rester correcte.
Le deuxième couple était formé d'une femelle bleue, et d'un de mes mâles de phénotype sauvage de 2007 qui avait eu 91 points en exposition, ce qui garantissait 100% de jeunes de couleur normale, mais porteurs de bleu.
Par la suite, on pourra donc croiser des jeunes issus des deux couples, avec comme résultat des bleus et des porteurs de bleu.
Ces deux couples m'ont satisfait au delà de mes espérances, puisque le couple bleu m'a élevé 10 jeunes en deux couvées, le deuxième couple ne m'ayant élevé que 9 jeunes...
Résultat identique à 2007, mais avec un couple reproducteur en moins!
J'espère que quelques oiseaux de la première couvée auront terminé leur mue fin novembre, afin de pouvoir en présenter au National UOF, qui aura lieu les 13 &14 décembre, à Colmar très précisément, donc pas loin de chez moi.

Voici quelques photos de ces oiseaux. 






















Jeunes bleus de la deuxième couvée avec leurs parents






















Jeunes bleus de la première couvée, porteurs de la première couvée, oiseaux 2007

Partager cet article
Repost0
15 août 2008 5 15 /08 /août /2008 18:37

La perruche splendide

 

- en latin : Neophema splendida

- en allemand : Glanzsittich

- en anglais : scarlet chested parrot

 

Classification : elle fait partie des Psittaciformes, embranchement des Psittacidae, genre Neophema. Dans la même famille, en élevage, on trouve la perruche Turquoisine, l’élégante et la Vénuste. En Australie, d’où sont originaires ces perruches, existent aussi deux espèces rares, la perruche pétrophile et la perruche ventre orange.

Les oiseaux que l’on trouve dans nos élevages sont inféodés depuis plusieurs décennies, l’Australie ayant interdit l’exportation depuis les années soixante.

En France, on utilise le terme euphèmes, pour le genre Neophema.

 

Description : elle mesure environ 20cm. Le mâle a le dessus du corps vert lumineux, la tête est bleue, plus foncée sur la gorge et les joues. Les côtés du cou et de la poitrine sont verts, le devant du cou et la poitrine sont rouges. Le reste du dessous du corps est jaune. Les couvertures alaires sont bleu pâle, le bord de l’aile est bleu foncé. Les rectrices centrales sont vertes, les rectrices latérales sont bleues, teintées de jaune. La bande sous alaire est absente. Le bec est noir grisâtre, les yeux sont bruns, les pattes gris brunâtre.

La femelle est plus pâle sur le front et la face. La couleur rouge est absente. Les lores sont bleus, ce qui permet de la différencier de la femelle turquoisine, chez qui cette partie de la tête est blanc jaunâtre. Par ailleurs, les femelles des deux espèces se ressemblent beaucoup, donc attention !

 

Habitat et mœurs à l’état sauvage : la perruche splendide vit dans l’intérieur du sud de l’Australie, dans des régions sèches. Elle est peu nombreuse, malgré sa grande aire de distribution. Elle fréquente les régions arides plantées d’eucalyptus et d’acacias, les massifs d’arbres et buissons épais poussant le long des crêtes rocailleuses, souvent loin des points d’eau. Elle y vit par couples ou petits groupes. Discrète, calme, elle passe la plupart de son temps sur le sol ou dans les petits buissons, à la recherche de nourriture. Celle-ci se compose de semences de graminées, en particulier de l’herbe spinifex (genre triodia).

La saison de reproduction dépend des conditions climatiques. Elle se situe généralement d’août à décembre, janvier. Le nid se trouve dans des cavités de grosses branches d’arbres bas. Le fond est tapissé de feuilles et autres matériaux. La femelle  pond de trois à  cinq œufs.

Deux ou trois mois après que les mâles aient quitté le nid, apparaissent les premières plumes rouges sur la poitrine. Les jeunes  ressemblent aux adultes trois mois plus tard. Cependant le bleu de la tête  et le rouge de la poitrine s’intensifient encore au cours de la deuxième année.

Une particularité est que des jeunes en plumage immature peuvent déjà reproduire au bout de six à huit mois, la reproduction étant liée à la saison des pluies, qui entraîne l’apparition des graminées.

 

Mœurs en captivité : la beauté de ces oiseaux fait que tout éleveur de becs crochus sera un jour tenté par l’acquisition d’un couple. Sa reproduction  assez aisée, son sexage facile, sont également des facteurs encourageants. Cependant, contrairement à la turquoisine, elle est sensible à nos climats. Le froid humide, en particulier par temps de brouillard, n’est pas apprécié. La plupart des éleveurs les logent au sec, dans un local non chauffé, ou alors couvrent toutes les parties extérieures, avec possibilité de regagner une volière intérieure.

Durant la période de repos, les couples reproducteurs peuvent être réunis.

En plus du mélange de graines de type aga-euphèmes, elle apprécie beaucoup les graines mi- mûres (plantain, armoise, maïs). Le mouron blanc, le pissenlit (fleurs et feuilles) sont également bienvenues, tout comme les baies (pyracantha, sorbier).

En général, la splendide effectue deux pontes successives. La ponte est  de 4 à 6 œufs, espacés à chaque fois de deux jours. Elle couve à partir du troisième œuf. Au bout de 18-20 jours, naissent les jeunes, recouverts d’un duvet blanc. Le baguage s’effectue vers dix jours (lorsque les jeunes commencent à ouvrir les yeux), en 4mm. Lorsqu’ils ne sont pas encore en couleur, ils stressent facilement. Il est donc prudent de ne les acheter que s’ils ont acquis le plumage adulte. Il peut arriver qu’un stress interrompe une mue. Certains éleveurs, pour gagner du temps, arrachent quelques plumes de poitrine. Celles-ci repoussent en six semaines, ce qui permet de sexer les jeunes. Pratique discutable…

 Vue de la pièce d'élevage. 
A droite, deux volières d'élevages, avec à chaque fois les reproducteurs et la deuxième couvée de jeunes 2008. A gauche, volière communautaire contenant trois splendides 2007, une femelle Bourke opaline, et la 1ère couvée de splendides 2008.


Expérience d’élevage :
en 2006, j’ai décidé de reprendre l’élevage des splendides, que j’avais déjà détenu quelques années auparavant. J’ai acheté 3 couples  de phénotype sauvage en septembre, chez trois éleveurs différents. Les femelles et les mâles ont été mis séparément, par sexe.

Les oiseaux ont été préparés à la reproduction. En plus du mélange, ils avaient à leur disposition du millet rouge en grappes, de la pomme, tous les deux jours de la pâtée à l’œuf, du tournesol germé, des baies de pyracantha (une fois par semaine). L’eau pour la boisson et le bain est à disposition et renouvelé tous les jours. Un complément vitaminé (Nekton S et E), leur a également été apporté.

Début décembre, le comportement des oiseaux m’éclaira sur leurs envies. Les mâles ont commencé à parader (écartement des ailes, lors du changement de perchoir, appels caractéristiques envers les femelles, mouvements d’humeur entre eux). Les femelles, quant à elles semblaient intéressées par ce remue-ménage.

J’ai donc accouplé les oiseaux mi-décembre, en évitant la consanguinité.

Chaque couple a été mis dans une volière. Celles-ci ont comme dimension la hauteur de la pièce d’élevage située à la cave, soit environ 2,20m, 1,20m de profondeur, et 0,80m de largeur. Deux perchoirs, un vers l’arrière, l’autre près de la face avant grillagée. Un plateau tournant, avec trois mangeoires y est fixé. Le nid est accroché à l’intérieur de la volière, avec une porte côté grillage, dans lequel j’ai pratiqué une découpe, pour les contrôles. Les dimensions  du nid sont de 30 cm de haut,  de 15x 15cm de surface de base. Un perchoir est fixé sous le trou d’envol qui est situé à un tiers de la hauteur, et a un diamètre de 6cm. A l’intérieur, j’ai agrafé du grillage, pour faciliter l’entrée de la femelle, et les sorties futures des jeunes. Le fond est garni de copeaux de hêtre broyé.

Les femelles, lorsqu’elles sont bien préparées, ne sont pas trop difficiles pour le choix du partenaire, et les couples se sont assez vite accordés.

 

Résultats :

1er couple :

Ponte le 22, 24, 26, 28, 30/12 - cinq œufs pondus, 4 fécondés, naissance prévue vers le 16/1/2007 – 3 jeunes sont nés, un œuf a été cassé par une mauvaise manipulation de ma part. Ils ont vite poussé, puisque bagués à 8jours. Le mâle est trop ardent, pousse les jeunes à  sortir rapidement du nid, et la femelle à démarrer une deuxième tournée.

 

2ème ponte : 14, 16, 18, 20, 22, 24/3 – six œufs, un seul œuf fécond ! Sans doute à cause du mâle…

Sur ces quatre jeunes, deux sont des oiseaux cinnamon, donc deux femelles, deux sont de phénotype sauvage, un mâle et une femelle.

Contrairement à l’affirmation de l’ancien propriétaire, le mâle reproducteur n’est pas pur, mais porteur de cinnamon…

Arrêt de la reproduction après la deuxième tournée.

 

2ème couple :

Ponte le 24, 26, 28, 30/12, 1/01/2007 – cinq œufs pondus, 5 fécondés,  naissance prévue vers le 16/1/2007 – quatre jeunes sont nés, ont été bagués les 24,25 et 27/1, soit entre 8 et 11 jours.  Un œuf n’a pas éclos. Les 4 jeunes ont grandi normalement.

 

2ème ponte : 8, 10, 12, 14, 16, 18/12 – six œufs pondus, 4 fécondés, 4 éclos, bagués les 12 et 13/3. De nouveau, les jeunes ont grandi sans problème. Ce couple donnait beaucoup d’alpiste.

Arrêt de la reproduction. Tous les jeunes sont de phénotype sauvage.

 

3ème couple :

Ponte les 14, 16, 18, 20, 22/02 – cinq œufs pondus, cinq œufs fécondés, éclosion prévue vers le 12/03 – quatre jeunes sont nés, un est mort dans l’œuf. Les jeunes ont été bagués les 22 et 24/3. Les jeunes ont grandi moins vite, le couple nourrissant beaucoup avec du millet en grappes.

 

2ème ponte : 30/3, 2, 4, 6/4 – quatre œufs pondus, 3 fécondés, trois éclos, deux le3/5, un le 5/5.

Les jeunes ont poussé plus vite, les parents se sont mis à l’alpiste…

Arrêt de la reproduction.

Surprise en automne. Un jeune qui avait une couleur différente des autres au nid, devient bleu aqua ! C’est une femelle. Les deux adultes sont donc forcément porteurs de bleu (mutation récessive).

Un autre oiseau développe des plumes jaunes sur les ailes. C’est un mâle panaché (mutation dominante). Un des parents doit l’être… pour voir cela, il suffit qu’il ait une plume jaune ailleurs que sur le ventre, ou un bout d’ongle  blanc…

Ne croyez donc pas forcément un éleveur lorsqu’il vous dit que ses oiseaux sont purs !

Phénotype et génotype sont deux notions différentes et le génotype ne se voit pas !

 

Conclusion :

- avec trois couples d’élevage, 19 jeunes sur deux tournées. Honorable…

- en préparant correctement les adultes, les oiseaux se reproduisent sans problème, sans doute plus facilement en petite volière qu’en batterie.

-Il faut arrêter de donner des graines germées dès la ponte du premier œuf, et reprendre après la naissance des jeunes, sinon le mâle va s’en gaver, et perturber le bon déroulement de la reproduction, car il sera trop excité.

- Les femelles sont très assidues lors de la couvaison. Il faut les lever pour contrôler les œufs.

- Les œufs sont pondus tous les deux jours, la couvaison démarre en général au troisième œuf.

- Les jeunes sont bagués entre 8 et dix jours, quittent le nid 35 jours environ après la naissance, et sont sevrés deux semaines plus tard.

 

Mutations :

Il existe beaucoup de mutations chez la perruche splendide. Les plus courantes sont la série bleue (bleu de mer, bleu pastel, bleu poitrine blanche), cinnamon, isabelle, panaché, ventre rouge. Il vaut mieux connaître les règles de l’hérédité si l’on si intéresse, surtout si l’on veut en plus combiner ces mutations !  Aucune mutation, cependant, ne dépasse en beauté la couleur sauvage.

 

Concours :

Un bel oiseau, bien en couleur, avec une séparation nette du rouge et du jaune, sera sur le podium sans problème. Le standard est précis et insiste bien sur les points importants. Cependant, rares sont les oiseaux de l’année qui ont complètement terminé leur mue au moment des concours ; d’ailleurs, ils seront davantage en couleur l’année suivante. Tenez-en compte, et gardez les meilleurs !

 

 

 

Partager cet article
Repost0
15 août 2008 5 15 /08 /août /2008 10:57

Au fil des ans et de mes découvertes, leur diversité aidant, j'ai élevé, avec plus ou moins de réussite, toutes sortes d'oiseaux, des exotiques becs droits aux exotiques à becs crochus.
Mon but était toujours de mettre les oiseaux dans de bonnes conditions(nourriture, hébergement,accouplement), afin de les amener à la reproduction.
En exotiques à becs droits, j'ai essentiellement eu des diamants australiens(Gould, Gouttelettes) ainsi que des diamants océaniens(Psittaculaire, Forbes), avec de bons résultats en exposition.
Les exotiques à becs crochus ont cependant eu davantage mes faveurs, passant des euphèmes(perruche Turquoisine, Splendide, de Bourke, Elegante) aux Pséphotes(Croupion rouge, Multicolore)
J'ai également eu des perruches de Stanley(platycerques).
Tous ces oiseaux sont bien sûr, très présents dans le monde de l'élevage depuis plusieurs générations, étant pour l'essentiel originaires du continent australien.
Il faut savoir que l'Australie a officiellement interdit l'exportation depuis les années 50, donc tous ces oiseaux, que l'on peut trouver chez les éleveurs ou en magasin spécialisé sont des oiseaux d'élevage.
On pourrait discuter de cette interdiction totale, sachant(reportages à l'appui) que là-bas, il n'est pas rare que les agriculteurs et planteurs empoisonnent ou tirent à vue les perroquets!
Imaginez un vol de 500 perroquets s'abattant sur une plantation, comme chez nous les étourneaux!
Le but de ce blog n'étant pas de polémiquer, je vais continuer mon article...

Les perruches sud-américaines ont également été présentes, particulièrement la perruche Catherine, dont j'ai possédé une bonne souche. Cette petite perruche, calme et peu bruyante, devient très familière, pour peu qu'on lui accorde un peu de temps. 
Actuellement, j'éleve des perruches Splendides(Neophema splendida).
Cette petite perruche, très colorée, est également peu bruyante. Elle est un peu plus sensible que les autres membres de la même famille(Euphèmes), mais son élevage ne présente pas de difficultés majeures.
J'ai démarré cet élevage en 2006, mais il n'était pas nouveau pour moi, ayant déjà détenu ce type d'oiseaux dans les années 90.
Dans un prochain article, je présenterai la saison d'élevage 2007. En attendant, voici quelques photos.














Trois femelles et trois mâles de couleur sauvage




Deux mâles de phénotype sauvage, un mâle en mutation bleu-poitrine blanche
 















Partager cet article
Repost0
12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 17:33

Ce blog a pour but de vous parler de ma passion, les oiseaux en général et plus particulièrement leur élevage.
Depuis ma jeunesse, je me suis toujours intéressé à ce domaine. Dans les années 80, j'ai adhéré à une association d'éleveurs d'oiseaux, dont je suis actuellement le président. Cette association, intitulée HC1893, est basée sur Mulhouse, Haut-Rhin. Nous disposons d'un bureau dans la maison des associations de Mulhouse-Bourtzwiller, où nous tenons nos réunions de comité, et d'une salle pour les réunions mensuelles de l'association.
Le but de l'association est de faire connaître les oiseaux d'élevage, par le biais de présentations et de notre exposition annuelle, avec jugement des oiseaux, qui se déroule tous les ans au mois de novembre, à Ottmarsheim, dans la salle polyvalente. La commune nous soutient beaucoup, et la qualité de notre exposition est liée en partie aux structures et à l'aide dont nous disposons.
Elever, pour ne plus prélever, tel est notre souhait.






             Quelques canaris du Harz

Lors de mes débuts dans ce monde confidentiel, il faut bien le reconnaître, je me suis intéressé au canari du Harz, oiseau élevé et jugé en concours pour son chant! Celui-ci, composé de divers tours liés entre eux, donne une impression magnifique due à la profondeur de tonalité que ce petit oiseau arrive à exprimer.
Voilà de quoi vous faire une petite idée...
link
Je possède toujours quelques uns de ces canaris, mais ne fais plus de concours avec eux. Ils sont une dizaine à s'ébattre dans une volière extérieure arborée, en compagnie d'un couple de verdiers à tête noire, d'un couple de roselins familiers. Ces oiseaux sont adaptés, de par leur origine, à des températures qui peuvent être négatives, et de ce fait séjournent dehors à l'année. La volière, de longueur 3m, de largeur 2m et de hauteur 2m est couverte, et adossée à un abri de jardin. Dans celui-ci j'ai  ajouté une volière plus petite, ce qui permet aux oiseaux, par le biais d'une ouverture, de bénéficier des deux possibilités, et ainsi de s'abriter lorsque le temps est franchement mauvais.


Volière extérieure adossée à l'abri de jardin

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : loriquets d'Arfak
  • : élevage d'oiseaux de cage et volière, plus particulièrement les Loris
  • Contact

Recherche

Liens